Le mois de novembre. Les nuages gris s’amoncellent. Le temps se rafraîchit. La pluie dégringole doucement, et ne parvient plus à arrêter sa chute vertigineuse. On allume la télé, on ouvre le journal, on écoute la radio. Il ne manquait plus que ça. Tout ce qu’on voit, tout ce qu’on lit, tout ce qu’on entend : « C’est la Crise » !

Sautant sur l’occasion, il n’en fallut pas davantage pour que les R’calés du Bataclan en tirent leur source d’inspiration pour le spectacle 2012.

Parce qu’une Crise peut en cacher bien d’autres, c’est dans un rythme effréné que sketches, danses, chants et autres numéros visuels se sont une nouvelle fois enchaînés pour le plus grand bonheur des spectateurs.

altMalgré un démarrage compliqué pour les danseurs dû à un rideau en crise ne daignant pas s’ouvrir (et ce à chaque représentation !), le spectacle a pu continuer dans de bonnes conditions avec l’apparition sur scène d’un institut de beauté pour cinquantenaires en quête d’une nouvelle jeunesse, puis le cadeau inopportun mais fleuri d’un homme à sa moitié, honorant la Crise en thème.

altParce que les R’calés peuvent aussi réfléchir, une piste de solution à la Crise a été envisagée avec le voyage d’un billet de mains en mains, résolvant toutes les dettes. Après la crise du logement de danseuses aux pieds nus, puis une discussion arrosée d’agriculteurs en mal de liquide, le Soleil en personne s’est fait entendre. Une colère poursuivie par le combat musical de la classe ouvrière anglaise face à d’aisés patrons français...

Fin de la première partie du spectacle par la projection du film « Le Fabuleux Destin de Christelle Poussin », émouvant prélude au vibrant hommage d’animateurs excentriques à la carrière du seul, de l’unique (quoique ?) Tom Crise !

Succession de crises en musique pour démarrer la deuxième partie du spectacle, avant de suivre les déboires de parents totalement dépassés par leurs progénitures et leurs étonnants nouveaux amis.


Une crise de nerfs chorégraphiée plus tard, il fallait bien y mettre les pieds : un petit tour au Pôle Emploi, où le temps passe mais rien (ou presque !) ne s’y passe. S’ensuivent la crise des consciences d’un curé très théâtral, les premiers émois d’une ado rebelle mais amoureuse, et le débriefing de deux collégiennes au sujet des dernières heures de Jésus... Crise.

Et alors ? Alors, on danse ! Quelques pas plus tard, ce sont les crises conjugales de couples jongleurs qui s’étalent aux yeux de tous. Le spectacle touche à sa fin lorsque des crieurs tout droit sortis des années 20 débarquent pour dresser leur état des lieux de la Crise. Mais ouf, cette fois, c’est sûr : « La Crise est finie » !

Alternant de crises de jalousies en crises de rires, les R’calés auront combattu sans relâche la morosité, quitte à vous faire oublier la Crise, la vraie.

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